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Ventes d'armes 2005/2008

Pendant que la France désarme, faute d'argent pour ses outils de défense détourné au profit d'une administration papivore qui coûte plus qu'elle ne rapporte à la nation, les autres états réarment à outrance. Le jour où la France sera dans une situation délicate, la gauche n'aura aucun intérêt à venir donner des leçons et réclamer des comptes, puisque pour caser ses petits copains ou membres de leur famille qui sont en plus tous syndicalistes, elle n'a eu de cesse que de multiplier des lois restrictives et discriminatoires, et de créer des administrations qui nous coûtent très chères et ne rapportent et ne servent à rien, sinon le plus souvent à caser les membres de sa propre famille. Une petite découverte surprenante sur les dépenses militaires en 2007 par nation :
Nations
Dépense en 2007
USA
547 $Milliards
Royaume-Uni
58,3 $Milliards
France
53,6 $Milliards
Japon
43,6 $Milliards
Allemagne
36,9 $Milliards
Russie
35,4 $Milliards
Arabie Saoudite
33,8 $Milliards
Italie
33,1 $Milliards
Inde
24,2 $Milliards
Corée du Sud 
22,6 $Milliards
Brésil
15,3 $Milliards
Canada
15,2 $Milliards
Australie
15,1 $Milliards
Espagne
14,6 $Milliards
Source : Sipri

La vice ministre de la Défense Lioubov Koudelina a déclaré le 11 juillet 2008, que le budget militaire pour la Russie sera de 27 milliards d’euros pour 2009. La question se pose de savoir dans quelles dépenses partent nos 54 milliards pour la France, quand on sait que d'autres pays disposent de moins d'argent mais de beaucoup plus de moyens militaires que nous, de bases, blindés, missiles et avions en plus grand nombre. Et qu'on ne viennent pas me parler de la qualité et des performances de nos matériels, parce que certains systèmes étrangers sont non seulement plus fiables mais aussi plus performants, et pour certains, il n'y a pas d'équivalent en occident face à certaines armes russes. Ce dernier point explique pourquoi la marine américaine a décidé de geler certains projets, et pourquoi le Président Sarkozy a lui aussi en plus des problèmes de budget, préféré attendre pour réaliser un deuxième porte-avions, en attendant qu'une solution fiable soit trouvée à un problème actuel. Le problème français, c'est qu'une grosse partie du PIB de la nation est détourné vers une administration qui est une usine à gaz de 2000 technocrates qui passent leur temps à faire les 400 coups, et qui sont très coûteux pour la nation, au motif qu'ils sont tous énarques ou polytechniciens. Sauf que si ces messieurs étaient aussi performants et fiables cela se saurait, et nous ne serions pas dernier toute catégorie en Europe. Quand il y a un changement de gouvernement aux USA, il n'y pas que les élus politiques qui partent, mais c'est aussi toute l'administration qui vide ses bureaux et est remplacée, ce qui n'est pas le cas en France. Cela explique pourquoi nous sommes bloqués en France dès qu'on veut faire la moindre réforme, la gauche étant jalouse de ses prérogatives et avantages sociaux, qui sont bien souvent discriminatoires. A la limite même, il est inutile de faire des élections en France, puisque la technocratie de gauche bloquera tout changement. Comment expliquer qu'il y ait autant de différences entre les salariés du privé, de l'administration, et surtout des professions libérales ? Où passe là aussi l'argent du sociale ? Quand on fait un bilan sur les prélèvements sociaux effectués au niveau des entreprises, mais aussi des feuilles de salaire des salariés, on constate que le budget social est supérieur à celui de la défense, mais ce n'est pas pour autant que la population vit mieux. Une bonne partie de cet argent est dépensé par une multitude d'administrations, d'organismes dits sociaux, de prétendues gestions, dont certains servent de placards dorés à quelques uns. On a multiplié les bâtiments fastueux, on a même créé des palais en plus comme pour les groupement de communautés de communes, comme s'il n'y avait pas assez de palais comme ça, avec les palais des conseils généraux ou régionaux et autres. On ne peut pas d'un côté gaspiller l'argent dans les futilités de certains élus adeptes de leur propre alter-égo, et de l'autre côté entretenir nos moyens militaires. En épluchant les coûts de certains équipements, on constate que les prix en France sont de 30 à 50 % plus élevé, même sur du matériel de 9ème génération, quand on le compare à du matériel russe ou même américain de génération identique. Pour le même tarif qu'en France, un porte-avions aux USA sera deux fois plus gros par sa dimension, et il n'aura pas moins d'équipements électroniques.

 
Visite du Président vénézuélien à Moscou.
Mardi 22 juillet 2008, le président vénézuélien Hugo Chavez, a rencontré des dirigeants russes, le Président Dimitri Medvedev et son premier ministre Vladimir Poutin, pour négocier des achats d'armement et un renforcement de la coopération énergétique avec la Russie. Le numéro deux russe du pétrole, Loukoïl, souhaite faire progresser son activité au Vénézuéla. Les deux présidents ont assisté à la signature d'accords de coopération avec trois groupes russes, Gazprom, Loukoïl, TNK-BP, et la compagnie d'Etat vénézuélienne PDVSA. Un accord a été signé aussi pour la création d'une banque russo-vénézuélienne. L'objectif est de renforcer l'exploration pétrolière et l'évaluation des réserves gazières au Venezuela. Le Venezuela est le quatrième fournisseur de pétrole des USA. Le Président Chavez a déclaré, "Nous devons créer un bouclier alimentaire. Là où certains veulent se défendre avec des missiles, nous voulons créer un bouclier contre la faim", ce qui est une allusion à peine dissimulée au bouclier de défense anti-missiles américain destiné à l'Europe de l'est. Il a proposé de mettre à la disposition des navires russes ses bases.  Le Président Chavez a transmis au nouveau président russe le "salut" de Fidel Castro, et il reprenait l'avion ensuite pour le Bélarus, le Portugal, l'Iran, le Vietnam, le Mali, une étape au Qatar pour rencontrer l'émir cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui est pourtant un allié des Etats-Unis. Vendredi 25 juillet 2008 le Président Chavez rencontrait le roi d'Espagne.

Mercredi, il s'est rendu à Volgograd, dans une usine de fabrication de véhicules blindés destinés à l'usage des parachutistes. Il s'est rendu aussi à Ijvesk pour voir la fabrication des fusils Kalachnikov, suite au contrat qui porte sur 100.000 fusils d'assaut AK-103. Des négociation sont en cours pour créer l'usine de production de ces fusils et cartouches au Venezuela. Mercredi soir il était de retour à Moscou, et il a rencontré Vladimir Poutine dans la journée de jeudi et signé un contrat pour l'achat de 24 avions Sukhoï 30 pour 1 $Mds et 30 hélicoptères. Les chasseurs Su-30, sont plus puissants et ont un rayon d'action plus élevé que les 50 avions Mig 29 envisagés à une époque par le Vénézuéla. Le président vénézuélien a déclaré lors d'une conférence de presse à Moscou, qu'ils ont finalisé la question de la livraison des 24 avions de chasse Su-30, et ils travaillent aussi à la création d'un système de défense antiaérienne intégral. Le Venezuela qui modernise son armée, souhaiterait aussi acquérir comme l'Iran, des systèmes de missiles sol-air TOR-M1, deux sous-marins et des chars russes. Des sources de Rosobonexport, précisait en septembre 2007, qu'elles avaient reçu une demande du Vénézuéla pour l'achat de 5 sous-marins. La rédaction du contrat devait être terminée et signée pour début 2008. Trois seraient construits dans les chantiers de Saint Petersbourg et les 2 autres dans des chantiers situés en Extrême-Orient, sur le Pacifique. Les sous-marins de la classe Varshavianka, Projet 636, ont une longueur de 73,8 mètres et peuvent naviguer à 300 mètres de profondeur. Ils sont équipés de 4 missiles d'une portée de 220 km, de 4 tubes lance-torpilles de 533 millimètres de diamètre et de 10 lanceurs verticaux de missiles de croisière, qui permettent d'abattre des objectifs fixes ou mobiles en plongée, côtiers ou en surface, en ambiance d'interférences électromagnétiques élevée. Moscou a déjà vendu des sous-marins à la Chine et en construit actuellement d'autres pour l'Algérie. La Russie a déjà vendu au Venezuela pour 3,5 à 4 milliards de dollars de matériels militaires. Des systèmes anti-aériens TOR-M1 sont aussi en négociation.

Les Etats-Unis ont critiqué cette vente d'armes. Est-ce que la communauté internationale fait des reproches à la CIA quand elle fourgue des armes tout azimut à des réseaux de la rebellion, qui ont pour objectif de faire des coups d'état et tomber des gouvernements légaux qui ont pourtant été élus démocratiquement ?
Le 24 juillet 2008, Novosti rapporte suite à la conférence du Président Chavez, que le Général Anatoli Kornoukov, ex-commandant de l'Armée de l'air russe, a déclaré que "Si des S-300 sont livrés au Venezuela, les éventuels ennemis de ce pays auront du mal à le punir par des frappes contre ses installations pétrolières, surtout si le Venezuela dispose de chasseurs et missiles sol-air puissants". Les missiles S-300 permettront de garantir la sécurité des ressources pétrolières, si Moscou décident d'en livrer au Venezuela, qui est obligé de protéger ses ressources naturelles. Pour cet expert, il n'y a rien d'illégal à exporter  des armes russes à l'étranger, y compris au Venezuela, d'autant que des S-300 sont déjà exportés en Chine. Il a estimé qu'une dizaine de rampes sont suffisantes pour protéger le pays. Une division de S-300 se compose de 6 rampes.

J'ai découvert tout à fait par hasard que des leurres de système de missiles S-300, des cibles fictives, cibles gonflables comme des camions gonflables, avaient été réalisés cliquez ici pour la photo 1 et ici pour la photo 2. Lors des salons militaires on ne voit pas souvent ces types d'équipements, mais il faut savoir qu'ils existent. Il est impossible de dire si certains pays en ont acheté, car il y a peu d'information sur les ventes réalisées sur ce type de marché. Les pays clients et fournisseurs ne viennent pas s'en vanter pour des raisons évidentes. Il est impossible de faire la différence à partir des satellites d'observation entre les vraies et les fausses cibles. Ce procédé a été utilisé lors de la seconde guerre mondiale par les américains, ensuite par l'Irak, et lors de la dernière guerre en Yougoslavie. Le problème c'est qu'il ne faut pas faire comme les britanniques qui en 2001 avait perdu un de leur char gonflable suite à un coup de vent, parce qu'il était mal attaché. Certains de ces leurres sont équipés de chaufferettes, de façon à générer une signature thermique pour mieux tromper les missiles. Comment dégommer le vrai lanceur noyer dans une nuée de fausses cibles, il est évident que la surveillance optronique satellitaire est bien moins puissante que l'espionnage avec des hommes sur le terrain.
 

La position américaine.
Washington espère que la Russie va reconsidérer ses contrats de vente d'armement avec le Venezuela, qui n'est pourtant frappé par aucun embargo. Pourtant dans la constitution américaine, tout américain à le droit de posséder une arme pour se défendre d'une agression.  Tom Casey du département d'Etat déclarait : «Nous avons des idées très claires là-dessus et nous espérons que les Russes reconsidéreront leur vente parce que nous ne pensons pas que cela serve les meilleurs intérêts de la Russie ou du Venezuela.../... Nous avons dit à plusieurs reprises au gouvernement russe que les achats d'armes envisagés par le Venezuela excèdent ses besoins de défense et n'aident pas à la stabilité régionale ». Dans ce cas il va falloir que Tom Casey nous explique pourquoi les USA se livrent à un déséquilibre régional en surarmant le Chili, ce qui va déstabiliser l'Amérique Centrale. Déjà par le passé, la CIA et la NSA avait tenté un coup de force à partir des pays limitrophes, dont la Colombie, pour tenter de renverser Chavez, comme elle l'avait fait avec le Chili dans les années 60, avec un bain de sang à la clef.

Les USA ont vendu quant à eux de leur côté 500 avions de combat, 200 hélicoptères, 2 000 véhicules blindés, 4 000 missiles, aux pays en voie de développement. Le plus gros client des USA est Israël dont le budget de la défense pour 2008 est de 12 milliards de dollars, dont 2,4 milliards d'aide américaine. Le 16 mai 2007, les USA par le biais de Nicolas Burns, sous-secrétaire d'Etat, et Richard Jones, ambassadeur d'Israël, Stanley Fischer, directeur de la banque centrale, et autres, ont signé un accord de coopération militaire sur 10 ans, avec une aide américaine portée à 3 milliards par an, au lieu de 1,5 $Mds/an. Burns déclarait qu'aucune condition accompagnait cette aide, comme celle pour faire avancer le « processus de paix ». Les USA mi-2007 ont vendu pour 20 milliards de dollars d'armes dans les pays du Golfe, et surtout à l'Arabie saoudite. Les USA assurent à eux seuls les 2/5ème des ventes d'armes dans le monde, mais les ONG sont très discrètes aux USA, car elles pourraient se retrouvées classifiées du jour au lendemain comme ennemi de l'état ou organisation terroriste. En somme les USA ont le droit de vendre des armes à tout le monde et de sur-armer certains pays, mais ils dénient aux autres nations ou firmes le droit de vendre des armes aux pays qu'ils ont décrété comme étant des états voyous, en exigeant des sanctions contre les pays ou sociétés fournisseurs qui ne veulent pas céder à leur dictact. Les ventes d'armes à travers le monde, y compris en Amérique centrale, ont explosé depuis que les USA et le Royaume-Uni ont violé une décision de l'ONU, et sont rentrés en Irak sans autorisation, en bafouant l'autorité de l'ONU. Cela a eu plusieurs graves conséquences :

1°) Bien que l'irak n'avait plus d'armes de destruction massive comme le reconnaîtront les USA, et avait détruit ses derniers missiles pour céder aux exigences de l'ONU sous la pression des USA, les USA et l'UK ont quand même attaqué l'Irak en violation des résolutions de l'ONU. Quand Israël viole les résolutions ou survole les frontières d'un autre pays illégalement, car étant sous mandat de l'ONU (exemple, le Liban), il n'y a aucune sanction. Il en est de même quand ils créent de nouvelles colonies, ce qui redéclenche de nouveaux attentats.
2°) Par cette action, l'organisation de l'ONU a été discréditée, car son autorité a été bafouée et réduite à néant.
3°) Désormais plus aucun pays n'acceptera de se plier aux injonctions et résolutions de l'ONU.
4°) Désormais tous les pays vont s'armer à outrance pour résister aux exigences ou aux agressions des USA, en prenant comme exemple l'Irak.

Conséquence, cela va se traduire par une rupture des équilibres régionaux à travers le monde, et une accélération des ventes d'armes, plus au profit de la Russie, que de l'Amérique, et les pays occidentaux et l'Europe, sous contrôle de l'axe anglo-saxon.

Méthodes américaines d'élimination de la concurrence sur le marché de l'armement.
Les méthodes américaines pour acquérir la suprématie et rester le premiers vendeurs d'armes reposent sur plusieurs procédés :
    - Faire passer les nations clientes pour des états voyous.
  - Tenter d'imposer et de faire passer en force une résolution à l'ONU contre les états qui n'achètent pas d'armes américaines.
  - Tenter d'imposer un embargo.
   - Affirmer qu'un état fournisseur viole les règles du droit international ou résolution de l'ONU.
   - Menacer la société ou l'état fournisseur de représailles économiques, voire menaces à peine dissimulées
   - Faire pression sur les banques pour geler les avoirs financiers des pays clients ou des sociétés concurrentes aux USA.
    - Utilisation et manipulation par les agents de services américains vers des ONG, pour dénoncer l'attitude de firmes ou pays précis vendeurs d'armes concurrents aux entreprises américaine. Les USA ont tissé dans certains pays d'Europe un tissus d'associations dites caritatives, dont certaines ont été impliquées dans des coups d'état dans des démocraties étrangères.
   - Avec le Patriot act toujours actifs aux USA, il est impossible à une ONG aujourd'hui de dénoncer l'attitude des USA, sans qu'elle soit confrontée à des représailles immédiate. Même des personnalités démocrates opposées à la politique du Président Bush se sont retrouvées sur une liste noire, voire classées comme terroristes, découverte faite par hasard quand elle ont voulu voyager par avion. On peut aussi soupçonner certains marchands d'armes d'être derrière des attentats dans les pays du golfe, ou la manipulation de terroristes, dans le but d'inciter les différentes parties à un conflit, afin de continuer à vendre des armes. Il n'y a jamais eu d'enquête pour vérifier cette hypothèse.

Les USA et le Chili socialiste de Bachelet.
Pendant que les Etats-Unis imposent leur veto aussi bien à l'achat d'avions et navires espagnols, qu'à la commande brésilienne d'avions d'entraînement, ils ne se gênent pas eux pour réarmer le Chili de l'ancien dictateur Pinochet, que la CIA avais mis au pouvoir par un coup d'état sanglant. Et on s'étonne après çà de voir les autres pays d'Amérique Centrale réarmer eux aussi à outrance. Les dépenses militaires chiliennes sont passées à 4,1 % du PIB, contre 3,6 % pour la Colombie qui est pourtant en guerre contre les FARC et les narcos-trafiquants, 1,6% pour la Bolivie, 1,4 % pour l'Argentine. Question, pourquoi un tel déséquilibre ? Les USA envisagent probablement de provoquer un autre conflit régional dans les années à venir. Selon les experts militaires, les chars T-54/55 péruviens, les SK105 boliviens, les TAM argentins n'auraient aucune chance contre les chars Leopard II chiliens. Il est aussi prévu 2 $Milliards pour des F16 neufs, 450 millions pour 2 sous-marins, 1 Milliard avant 2010 pour l'achat d'hélicoptères de combat. Cela fait beaucoup pour une nation qui n'est pas en guerre. Le sur-armement du Chili va provoquer un déséquilibre régional stratégique. Les achats d'armes de l'Amérique Latine ont triplé depuis 2000, en passant de 3.4 $Mds en 1999/2002 à 11.1 $Mds 2003/2006. Depuis, le Vénézuéla bon dernier jusqu'à présent, commence à se réarmer aussi avec des contrats faramineux, mais en direction de la Russie, au grand regret des sociétés d'armement américaines, qui voient une poule aux oeufs d'or leur échapper. La stratégie américaine est donc simple, elle consiste à faire passer pour des états voyous les pays fournisseurs concurrents, et les nations clientes qui n'achètent pas leurs matériels, et prétendent défendre leur pays contre des prédateurs.
Réponse du berger à la bergère de Sergueï Ivanov qui a répondu aux USA que la Russie honorerait les contrats prévus avec le Venezuela concernant la livraison d'avions de chasse et d'hélicoptères. «Une révision des contrats est absolument exclue ». Aucun accord international interdit la coopération militaro-technique avec le Venezuela, ni avec d'autres pays d'Amérique latine. En d'autres termes, la Russie n'enfreint aucune règle. Le carnet de commandes de la Russie atteint jusqu'à 24 milliards de dollars pays et matériel tout confondu, de quoi provoquer des sueurs froides aux fournisseurs américains qui voient leur leader-chip se dégrader.
 

Classification des pays pour les ventes d'armes.
En 2006, les ventes d'armes atteignaient 40 milliards de dollars, dont 17 milliards pour les USA, soit 42 % du marché.
En réalité Israël est devenu en 2007 sans bruit le quatrième exportateur d'armement avec 5 $milliards, après avoir autorisé la vente à l'exportation de son missile Delilah de la société Israeli Military Industry (IMI), pendant que la France aurait refusé selon son ministre de la défense refusé 80 contrats de vente.

Source : Rapport américain.
Rang Pays Montant 2004/2007 Notes
1 USA 110.6 $milliards ce montant représente les 2/5ème du marché mondial de 1999 à 2006
2 Russie 048.9 $milliards .
3 France 024.1 $milliards .
4 Royaume-Uni 016.3$milliards .
5 Chine 009.0 $milliards en huit ans
6 Suède . .
7 Italie . .
8 Espagne . .
9 Ukraine . .

Période essentiellement 2004/2007
 
Pays Montant Clients Type Matériel Notes
USA 3,0 $milliards Pakistan 36 avions F-16 avec leurs missiles et un progmamme de remise à niveau 
de l'ancienne flotte.
USA 340$millions Arabie Saoudite Hélicoptères Apache +1 un central de communications 
à 134 $millions.
USA 20 $Milliards Arabie Saoudite accord reporté sur les ventes d'armes d'une valeur de 20 $milliards à l'Arabie saoudite au 15/01/2008. en cause les JDAM, armes de haute précision
USA 106 $millions Émirats arabes unis Missiles mer-air .
USA 104 $millions Singapour Missiles mer-air .
USA 114 $millions Corée du Sud . .
USA 1 $Md Chili (2006) 10 avion F-16 (base de Iquique) avec 142 missiles AMRAAN, des missiles AIM9 et bombes JDAM
3 frégates Spruance armées de missiles Tomahawk
Le Chili est opposé au Pérou et à la Bolivie. 
se rajoutent 18 autres avions que l'armée hollandaise remplace.
USA . . Fourniture d'hélicoptères de combat avant 2010 .
USA 0,45 Md$ Chili 2 sous-marins .
USA . Iran revente illégale de pièces détachées d'avions Tomcat via des intermédiaires, saisies par le Pentagone en 2006. Iran est le seul pays qui en fait encore voler des Tomcat
Allemagne . Chili 100 chars Leopard II allemands en plus des
284 Leopard I, 64 chars français et 146 chars états-uniens.
Vise à terme 300 Leopard II
Russie 1,7 $Mds Vénézuéla 24 avions de combat Sukhoi Su-30MK2V  Fin 2006, arrivée de 4 Sukhoï, + 20 livrés avant août 2008.
Russie 0,7 $Md Vénézuéla 50 hélicos d'attaque et de transport Mi-17V, Mi-35M, Mi-26T, pour 700 $million 
1er lots d'hélicoptères : 6xMi-17V5, 3xMi-172, 8xMi-35, et 1xMi-26T soit 230 $millions.
La Russie livrera aussi des hélicoptères d'assaut biplace polyvalent Mi-28N à partir du 2ième semestre 2009 capable trouver et détruire des chars et cibles volant à faible vitesse.
Russie 0,5 $Md Vénézuéla 100.000 fusils kalachnikovs série AK-103 et leurs munitions pour un montant de 500 $millions 1 licence de fabrication et 1 usine pour la fabrication des fusils.
Russie 1,0 $Md estimé Vénézuéla 20 batteries de missiles sol-air Tor-M1 Contrat et négociations en cours, juillet 2008
Russie Négociations Vénézuéla 10 rampes de lancement sol/air S-300 
(1 division se compose de 6 rampes)
ainsi que pour 1 système intégré de DCA à rayon d'action court, moyen et long.
Russie Etude d'achat 2005/2007 Vénézuéla 5 sous-marins type 636, avec 4 missiles portée 220 km, + 4 tubes lance-torpilles diamètre 533 mm, + 10 lanceurs verticaux pour missiles de croisière Sur les 5 qu'acheteraient le Vénézuela, 3 seraient construits à St Petersbourg et 2 en Extrême-Orient, sur le Pacifique.
(Longueur 73,8 mètres, pour une profondeur de 300 m.)
Russie . Tchécoslovaquie 03 hélicoptères Mi-35 .
Russie . Irak 10 hélicoptères Mi-17 respectivement .
Russie . Tchad 06 hélicoptères Mi-17 ont été livrés. .
Russie . Soudan, Mexique,
Burkina Faso
petits lots d'hélicoptères .
Russie . Corée Sud, Espagne 7 hélicoptères civils Ka-32  (de l'usine de Koumertaou, Bachkirie)
Russie . Corée du Sud livraison des 2 dernières vedettes de débarquement 
sur coussin d'air type 12601E Murena E.
.
Russie . Biélorussie 2 divisions de missiles sol-air S300PS .
Russie . Chine Sukhoi Su-27 et Su-30 + 3 avions radar dont 1 s'est crashé en 2007 lors d'essais en vol.
moteurs pour avions Al-31F/FN (contrats de 2005).
100 moteurs Al-31FN et 180 moteurs Al-31F, et RD-93
La Chine a acheté en tout à la Russie 280 avions, y compris des lots pour assemblage sous licence, 4 destroyers, 12 sous-marins, des systèmes de DCA et 28 groupes de batteries S-300. 
Russie . Chine 12 hélicoptères Mi-171 version civile suite au contrat en 2006 sur 24 appareils, et un Mi-26T anti-incendie pour période de 3 ans. .
Russie 0,9 $Md
1 $Md
Chine 2004, 8 systèmes missiles sol-air S300PMU-2. 
A racheté depuis 8 systèmes de missiles 
contrat de livraison 2004
(1 système comprend 6 rampes de lancement)
Russie . Chine Remise des 8 derniers sous-marins type 636
et du deuxième destroyer type 956EM
Matériels commandés en 2002
Russie Chine 34 avions de transport IL-76 à livrer ainsi que
04 avions ravitailleurs  IL-78
contrat passé en 2005, dont la livraison a tardé pour cause de négociation sur les prix
Russie 1,6 $Mds Inde contrat de construction de 3 frégates du type 11356. .
Russie . Inde 3 batteries missiles antinavires Club-N dotées de missiles 3S14E qui seront installées sur les frégates type 17.
Livraison 1 missile sol-air embarqué Chtil-1 pour frégates type 17 
.
Russie . Inde 2 avions anti-sous-marins modernisés Il-38SD .
Russie . Inde 15 kits d'assemblage avions Su-30MKI pour la production sous licence de 140 avions. suite à un contrat passé en 2000.
Russie . Inde Véhicules de défense antiaérien Tunguska canons/missiles ??? .
Russie 1,2 $Mds Inde 347 chars T-90S contrat signé en novembre 2007 avec Rosoboronexport et la société indienne BrahMos Aerospace. Ils seront équipés d'un moteur diesel B92C2 de 1 000 ch, et d'une caméra thermique Catherine FC de Thales, qui pèse 5,5 kg, peut détecter un char à 10 km, classifier une cible à 4,5 km et l'identifier à 2,3 km. La caméra Matis, qui pèse 4,35 kg, peut détecter un char à 11 km et classifier une cible à 5 km.
Russie 355 $millions
+ 1$Mds de crédit
Indonésie 03 chasseurs polyvalents Su-30 et 3 Su-27 à livrer pour 10/2008 et 2009. Les A-4 Skyhawk américains seront rempalcés par des avions russes. Contrat signé en juillet 2007. 
Signature d'un contrat de crédit d'un milliard de dollars avec la Russie en septembre 2008,  pour la modernisation des armements indonésiens en 2007-2010.
Russie . Iran 30 à 40 systèmes de missiles anti-aérien S-300 ???
(incertitude permanente pour cette fourniture.)
Pressions américano-israéliennes pour faire avorter le contrat,
mais 1 système serait fourni en septembre 2008.
Russie 100 $millions
025 $millions
Jordanie 2 avions de transport militaires Il-76MF.
6 hélicoptères Ka-226 assemblé sous licence. 
La firme commune Oboronprom Middle East créée en Jordanie à pour objectif de produire de 15 à 20 hélicoptères par an.
Russie 350 $million Jordanie Missiles antichars Kornet et Igla, matériels destinés au renseignement, et à la protection du palais Entretien et modernisation du matériel déjà acheté par le passé
Russie . Syrie Livraison missiles sol-air Strelets
Véhicules de défense antiaérien Tunguska ??
Négociations pour des canons + missiles ???
Russie . Syrie 2 des 24 systèmes antiaériens Pantsir-S1E (SA-22 "Greyhound") ont été livrés et simulateurs associés. 10 autres seront livrés avant août 2008 sur les 50 commandés en 2007, dont 10 seront livrés à l'Iran selon le contrat.
Russie 1,0 $Mds Syrie Juin 2007, 5 Mig-31E, Mig-29M (version récente) Négociations en cours pour des Su-30, MiG-29SMT et Mig-31E
Russie . Vietnam Acquisition de 3 patrouilleurs de type 11161 Gepard-3.9
et 1 système de missiles sol-mer Bastion.
.
Russie . Vietnam Première vedette lance-missiles type 12418 Molnia suite contrat 2003 sur la livraison de 2 vedettes et construction sous licence de 10 autres.  .
Russie 1,5 $Mds Iran 29 Systèmes missiles sol-air TOR-M1 
17 rampes véhicules chenillés, 
12 missiles Tor-M1T remorqués. 
contrat décembre 2005
Russie . Algérie Missiles antichar Metis-M et Kornet-E.
8 systèmes de missiles sol-air S300PMU-2
180 chars T90C
en aoùt 2006, les S-300 n'étaient pas livrables avant 2011
Russie 900 $millions Algérie réparation de 2 navires et fourniture de plusieurs autres, frégates fabriquées dans le chantier naval de Severnaïa Verf.
Russie . Algérie 2 sous-marins de type 636. .
Russie . Algérie Modernisation des blindés de transport de troupes BMP-2 en version BMP-2M Berezhok. par le bureau d'études de Toula
Russie 7,5 $Mds Algérie 28 Sukhoi-30, 36 Mig-29, 
16 avions d'entraînement Yak-130
8 battaillons de missiles S-300 PMU-2 SAM systems,
Pantsir-S1 (SA-22) airdefense missile systems, 
en échange de l'effacement d'une dette de 4,7 $milliards
selon le rapport
Russie . Algérie 12/2006, 3 vols d'avions An-124 et An-22 ont livré les 2 premiers MiG-29SMT et 2 MiG-29UBT. .
Russie . Bangladesh 60 blindés BTR-80 .
Russie . Indonésie  36 blindés BTR-80A  .
Russie . Vodnik  48 camions blindés GAZ-3971  .
Russie . Uruguay Véhicules de transport.  .
Russie . Soudan, Ouganda des lots de blindés BTR-80A. .
Chine . Iran/Pakistan/Corée N
Iran
Missiles .
Chine . Zimbabw 3,5 millions de cartouches pour fusils AK-47 et armes légères, 1 500 roquettes 40 mm, 2 500 obus de mortier de 60 et 81 mm, ainsi que 93 tubes de mortiers.
Le 25 avril le navire à fait demi-tour.
Plusieurs livraisons depuis début 2008 - avril 2008, cargo chinois, le An Yue Jiang, avec 77 tonnes de matériel. 
- balles 7,62x54 mm – 1000 caisses soit 1 million de cartouches
- balles de 7,62x39 mm – 1331 caisses soit 2 millions de cartouches
- RPG7, roquettes de 40 mm – 250 caisses soit 1500 roquettes
- obus de mortier de 60 mm – 227 caisses soit 2703 obus
- obus de mortier de 31 mm – 176 caisses soit 581 obus
- tubes de mortier de 31 mm – 93 caisses soit 31 pièces

Russie et Algérie.
En 2006, la Russie a exporté pour plus de 6 $milliards d'armement à l'Algérie. Mais l'hebdomadaire russe Kommersant-Vlast précisait aussi en 2007, que la Russie a signé une série de contrats avec l'Algérie et le Venezuela (3,5 $Mds). Les contrats russo-algériens concernent l'achat de 28 chasseurs Su-20MKA, 34 chasseurs MiG-29SMT et MiG-29UBT, 16 avions-écoles Iak-130, 8 divisions de missiles sol-air S-300PMU-2 (1 système dispose de 6 rampes de lancement) et 180 chars T90C. L'Algérie est aussi intéressée par l'achat de deux sous-marins russes de type 636. Pour ce qui est de la fourniture des S-300, les décisions de vendre ou d'acheter sont fluctuantes pour des raisons géopolitique ou stratégique. La question pour les pays arabes se pose de savoir si les USA et Israël ont trouvé un moyen de neutraliser ces systèmes anti-aérien. Un autre problème se pose, la pérennité des systèmes. Quand un matériel militaire bourré d'électronique rentre en service opérationnel, 70 % de ses composants sont obsolètes. Une information non vérifiée laissait entendre en 2007 que la Russie ne serait pas en mesure de fournir les S-300 avant 2011. Si c'est vrai, un délai de livraison trop important d'un pays fournisseur comme la Russie sur les S-300, rend caduque tout intérêt pour un système anti-aérien, surtout si les USA ont été en mesure de se procurer un exemplaire, mais sans la pièce maîtresse, le radar.

Russie et Chine.
Le SS-N-27 Sizzler de 2 $millions, il s'agit tout simplement d'un missile de croisière Russe anti-navire et anti-porte-avions. Le Sizzler commence à voler à vitesse subsonique et à 10 miles nautiques de sa cible, une ogive autopropulsée se sépare et accélère à 3 fois la vitesse de son, en volant à moins de 10 mètres au-dessus de la mer. En phase terminale il vole à Mach 2.2, avec des capacités d'évasion selon les services de renseignement de la Navy. Aucun système actuel ne peut le contrer, en raison d'un délai de détection de 2 secondes avant impact. Il faudrait disposer de missiles hypervéloces pour le neutraliser, ou améliorer fortement les systèmes Phalanx, ou augmenter leur nombre sur les navires, sans aucune garanti de réussite d'interception. Aucun missile occidental ne dispose des capacités du Sizzler. La Navy ne disposait en 2007 d'aucun moyen pour le neutraliser. Il peut être lancé d'un hélico, d'un navire ou d'un tube lance torpille. La Russie devait aussi vendre des torpilles Shkval-E « supersoniques » à la Chine, celles qui devaient paraît-il être testées à bord su sous-marin russe Koursk qui a coulé il y a quelques années. Visiblement il a été coulé par une torpille, à en juger par un impact circulaire visible sur quelques photos prises après la remonté de l'épave. En 2002, la Chine a acheté 8 sous-marins diesels conçus pour lancer des missiles Sizzler. Cela explique la réalisation d'infrastructures souterraines en Chine, capables d'abriter des sous-marins. Les patrouilles de Porte-avions entre la Chine et Taiwan ont été limités peu après la livraison de ce missile par la Russie. McQuery écrivait dans un mémorandum que tant que la menace du Sizzler ne sera pas traitée, son bureau bloquerait plusieurs projets, y compris :
- celui du nouveau porte-avions CVN-21 de 35.8 $milliards développé par Northrop Grumman.
- le projet du destroyer DDG-1000 de 36.5 $milliards développé par Northrop et la société Général Dynamics
- deux projets de Raytheon, le Missile-6 Standard de 6 $milliards
- le Système d'auto-défense des Navires de 1.1 $milliards.
En 2005, Jane, groupe basé à Londres spécialisé dans le renseignement et la défense, signalait dans une publication que la Russie avait proposé ce missile à l'Iran lors de la vente de trois sous-marins de la classe « Kilo ». Dès 2004, les services de renseignement de la Navy signalait comme possible l'acquisition par l'Iran de sous-marins diesel russes complémentaires équipés « avec des missiles de croisière antinavire avancés. ». En 2005, un rapport du Conseil Scientifique de Défense recommandait à la Navy de « mette en place immédiatement » un plan pour une simulation du Sizzler qui pourrait être utilisée pour réaliser des tests de neutralisation de cette arme. Steve Zaloga, un spécialiste des missiles au sein du Teal Group, un organisme de recherche sur les questions de défense basé à Fairfax en Virginie a fourni une brochure commerciale du Bureau de Design Novator, une entreprise d'Etat située à Yekaterinburg, qui vend le Sizzler qui a été présenté à l'IDEX 2007, lors de l'exposition d'armes au Moyen-Orient.

Russie Egypte.
Le 29 juillet 2006, lors du défilé au caire sur l'indépendance de l'égypte, on a pu voir plusieurs camions à trois essieux doté de deux missiles chacun, équipés d'ogives pointues et de 4 rangés de volets. Il ressemblait au système antiaérien S-125 Petchora (SA-3 Goa), qui ont abattu par le passé plusieurs dizaines d'avions ennemis et équipe encore 35 nations. Selon certaines sources, c'est un de ces SA-3 qui aurait abattu un des avions furtifs américains F-111 en Yougoslavie. Il semble donc que ce missile ait été modernisé pour l'Egypte par le groupe industriel et financier russo-biélorusse Oboronitelnyé-Sistemy (Systèmes de défense) pour aboutir au missile Petchora 2M.
- La nouvelle version est dotée d'une rampe de lancement fixe, qui permet un redéploiement en 20 minutes sur un nouveau site, au lieu de 3 heures pour l'ancien système.
La nouvelle version ne supporte que 2 missiles au lieu de 4 pour l'ancienne pour les raisons qui suivent.
- Le système électronique repose sur des nouveaux microprocesseurs, qui ont multiplié le MTBF par mille en moyenne, avec un durcissement contre les brouillages électromagnétiques.
- Le système d'antenne du Petchora-2M serait paraît-il en mesure de résister au missile antiradar moderne comme le HARM, mais il n'existe pas en réalité de confirmation de cette information. Le système est capable de détruire des avions ennemis jusqu'à une distance de 35 km au lieu de 26 km pour l'ancienne version.
- Il a été équipé en plus d'un système opto-électronique vidéo/TV et d'un imageur infrarouge, pour détruire les cibles aériennes, ce qui permet de couper le radar. ce système équipent aussi les batteries sol-air des systèmes Osa-AKM, Buk-M1-2 et Tor-M1 dont pour ce dernier 29 unités ont été acquis par l'Iran.
- Le Petchora-2M disposent de missiles plus lourds mais plus puissants et efficaces, avec un indice de 5V27D et 5V27DE. Ils disposent d'une fusée électronique et d'une ogive plus perfectionnés. Le guidage est plus précis, le propulseur a été amélioré et est plus énergétiques. En version 5V27DE, la masse de la charge à carburant solide de l'accélérateur de départ a été augmenté, ce qui a permis d'augmenté la vitesse, la vélocité, et la portée de destruction.
- La charge de l'ogive aurait été multipliée par 3. La fusée de proximité électronique est prévue pour exploser à 20 m de la cible. Le champ de projection des éclats de l'ogive a été réalisé pour détruire l'ensemble des principaux systèmes de la cible aérienne ou l'ogive d'un missile ennemi, même quand il évolue à 750 m/s.
- Le système d'antenne et le poste commandement peuvent être éloignés des rampes de lancement jusqu'à 300 m. Les liaisons peuvent se faire par des lignes de communications codées et des liaisons en fibre optique, pour mieux résister aux systèmes de contre-mesure et de brouillage.
D'autres pays ont demandé la modernisation de leurs S-125 au groupe Oboronitelnye-Sistemy. Les armées birmane, cubaine, péruvienne, slovaque, vietnamienne, syrienne, libyenne, bulgare, et indienne sont équipés des anciennes versions, soit 500 batteries au total, dont 200 à 250 seront, ou ont été modernisés.

Russie et Iran.
Le 27/12/2007, le quotidien Vremia novosteï révélait qu'un accord avait été paraphé avec le Service fédéral pour la coopération technico-militaire et le ministère iranien de la Défense pour la fourniture de 30 à 40 systèmes de missiles S-300. Les USA et Israël ont immédiatement organisé une campagne de pression pour faire avorter ce projet. Mikhaïl Dmitriev, directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire déclarait  "Nous ne voulons pas quitter ce marché car il sera très difficile d'y revenir ensuite". Les Tor-M1 déjà reçu sont destinés à protéger la centrale nucléaire en construction à Bouchehr, contre des drones, avions de combat, et missiles jusqu'à 15 km. Il semble que la Russie soit de moins en moins disposé à respecter l'accord "Gore-Tchernomyrdine" signé en 1995 qui visait à interdire les livraisons d'armes à Téhéran, surtout depuis que les USA viennent installer un bouclier anti-missile (ABM) en Pologne et en République tchèque aux portes de la Russie. On peut supposer que la Russie va faire payer chèrement cet affront aux USA. Le général Norton Schwartz, nouveau chef d'état-major de l'US Air Force, a estimé que la Russie "franchirait la ligne rouge" si elle décidait de déployer des bombardiers à Cuba. La question qui se pose aujourd'hui, est ou se trouve la ligne rouge face à une amérique de plus en plus agressive et répressive dans tous les domaines, y compris économique, sans parler des conflits d'intérêts de dirigeants politiques. Le Traité START-1 expire fin 2009.
On a appris le 24 juillet, que les premières batteries de S-300 devraient arriver en Iran en septembre 2008. Puis suite à une déclaration de l'Iran, pour un rapprochement avec Washington, on apprend le 25 juillet que cette fois Moscou bloque la poursuite du programme du réacteur nucléaire, et ne veut plus livrer les missiles S-300. Du personnel militaire iranien aurait déjà été formé à leur utilisation en Russie. La formation demande au minimum 6 mois, mais il en faudrait plutôt 10. Les livraisons pour l'Algérie sont aussi retardées, suite à une crise sur la livraison des Migs-29 qui n'étaient pas neufs, et de peur sans doute que certaines unités de S-300 soient revendues à l'Iran ou à la syrie. D'autres raisons sont possibles :
- La Russie n'est pas en mesure de produire les S-300 en quantité suffisante,
- Elle doit honorer les commandes de la Chine en priorité,
- Ou la Russie ne peut remplacer les S-300 existant sur son territoire par les nouveaux S-400 pour des raisons économiques, ce qui bloque la revente d'occasion des  anciens systèmes S-300.
- La Russie doit faire face aux pressions américaines et israéliennes.
- Des négociations ont sans doute eu lieu en secret avec les USA ou Israël, en promesse d'avantages en faveur de la Russie si elle refuse de livrer les S-300 ou S-400.
- La Russie ne souhaite peut être pas vendre non plus de systèmes trop sophistiquées surtout si elle les utilise elle-même, de peur de les voir tomber ensuite dans des mains ennemis, comme cela s'est déjà produit avec certains équipements dans le golfe.

Dans la cadre d'un accord de coopération militaire signé avec la Syrie, 10 des 50 systèmes commandés seront livrés à l'Iran contre rétribution financière. L'Iran souhaite se doter par la suite de 50 systèmes Pantsyr-S1E. En juillet 2007, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en visite à Damas a promis à son homologue syrien Bashar el-Assad une aide militaire estimée à 1 milliard de dollars, suite à un un accord de coopération passé. L’Iran a promis à la Syrie de lui ouvrir les marchés de l’armement russe et nord coréen, en échange que Damas n'engage pas de négociations avec Israël.
 

Russie et Inde.
La Russie et l’Inde vont lancer la production d’un nouveau char de combat. L’Inde construit le char de combat T-90S sous licence russe, qui est déjà utilisé par l’armée Indienne. En 2001, l’Inde avait acheté 310 chars T-90S à la Russie.
 

Russie et Libye.
Le 18/04/2008, Vladimir Poutin était en visite à Tripoli pour la signature de plusieurs contrats pour des ventes d'armements russes de Rosoboronexport, pour moderniser le matériel de guerre livré par la Russie à Tripoli au début des années 90, comme les systèmes de missiles S-125 Petchora, Osa-AKM, les chars T-72, les destroyers et  patrouilleurs, pour un montant de 300 millions de dollars. Des mémorandums ont été signés pour l'achat de chasseurs multirôles Su-35, des systèmes de missiles S-300 PMU2 Favorit, des missiles Tor-M1, une cinquantaine de chars T-90 S, des sous-marins diesel électriques du projet 636 et des lance-roquettes Grad. L'évaluation des futurs contrats s'élève au moins à 2,3 $milliards, et repose sur l'annulation de la dette libyenne envers la Russie qui s'élevait à 4,5 $milliards. En échange de cette annulation de dette, la Libye devient dépendante de la maintenance et fourniture des "produits constructions mécaniques", sans parler du projet de construction de ligne ferroviaire Syrte-Benghazi qui est estimé à 3,5 $milliards. Ces contrats s'étalent sur les 5 à 7 ans à venir, soit jusqu'en 2014.

Russie et le Soudan.
21 juillet 2008, la Russie a été accusée indirectement, de livrer des armements au Soudan, violant la résolution 1591 de l'ONU, qui interdit la fournitures de matériels militaires au gouvernement de Khartoum et aussi aux rebelles du Darfour. Le Soudan aurait reçu secrètement de Biélorussie un lot de 12 chasseurs MiG-29, sur leur base aérienne de Wadi-Seidna. Un traité de coopération militaire, a été signé entre le Soudan et la Biélorussie en juin 2006. Le 22 juillet l'agence russe d'exportation d'armes Rosoboronexport a démenti mardi les informations sur la vente de chasseurs MiG-29 russes au Soudan diffusées  par le journal d'opposition soudanais en ligne Soudan Tribune basé en France. Le porte-parole de l'agence Viatcheslav Davidenko a déclaré, "Rosoboronexport n'a pas livré de MiG-29 au Soudan ni directement ni par le biais de pays tiers .../... La société Rosoboronexport respecte strictement la législation internationale en matière de livraison de produits militaires aux pays soumis à des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU". Il n'y a pour l'instant aucune preuve de livraison d'avions Mig au Soudan.

Russie et Syrie.
Le président syrien, Bachar El-Assad, s'est rendu le 24 janvier 2005 à Moscou pour une visite d’Etat de trois jours, pendant que le ministre de la Défense russe, Sergueï Ivanov, était à Washington. Le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher, déclarait : "Nous sommes opposés aux livraisons d’armes à la Syrie. C’est un Etat qui soutient le terrorisme et nous pensons que de telles ventes ne peuvent se justifier." La Syrie était intéressé par des missiles Iskander-E (SS-26) d’une portée de 280 km et d’une grande précision de tir, qui est une version améliorée du Scud (SS-22) utilisé par l’Irak contre Israël lors de la première guerre du Golfe. La Syrie souhaitait en 2003 obtenir 18 de ces missiles, ainsi que des batteries antiaériennes et des missiles antichars. Depuis 2006, la Syrie souhaite se procurer des chasseurs MiG-29M, des sous-marins Amur 1650, des systèmes sol-air S-125M1 Pechora2A (code OTAN SA-3 Goa), des systèmes longue portée S-300PMU (SA-10 Grumble), ou même le S-400 Triumf (SA-21 Growler), pour protéger son espace aérien.

Alexandre Belotserkovski, représentant du Bureau d'étude "Priborostroïenié" (KBP) à Toula, au sud de Moscou, précisait que les essais techniques du nouveau Pantsyr-S1 (Carapace) ont été terminé en 2007 sur le champ d'essai d'Achoulouk, dans les steppes du cours inférieur de la Volga. Le Pantsyr-S1 est destiné à remplacer les batterie de missiles air-sol Tunguska-M1. Le 12 avril 2007, la batterie a été testée sur une fusée cible Strij-3. Le système Pantsyr-S1 peut fonctionner en mode entièrement automatique, de la détection à la reconnaissance d'une cible, jusqu'à sa destruction. Le Pantsyr-S1 peut être installé sur tous les types de véhicule, à roue, ou à chenilles, ou sur des trains, etc. L'équipe desservant la batterie compte 3 hommes. En 2007, KBP a commencé à produire en série le Pantsyr-S1E (code OTAN SA-22 Greyhound). Il se compose de 12 missiles sol-air à courte portée associés à 2 canons de 30 mm montés sur un châssis chenillé ou à roues selon la demande du client. Chaque missile pèse 65 kilos et est doté d'une tête explosive de 16 kilos. Le Pantsir-S1E peut abattre des menaces aériennes qui volent à Mach 3 (1,000 m/s) de 1.2 à 20 km et à une altitude variant de 5 à 10.000 m. Les canons automatique antiaérien ont une cadence de tir de 4,500 et 5,000 coups/mn, et sont capables d'atteindre leurs cibles entre  200 et 4.000 m à une altitudes entre zéro et 3.000 m. Ce système a été commandé par la Syrie, l'Iran, les Émirats Arabes Unis et la Russie. Le carnet de commande de KBP est de 64 systèmes au moins, dont 24 seront livrés avant août 2008 à la Syrie. Dans la cadre d'un accord de coopération militaire signé avec la Syrie, 10 des 50 systèmes commandés seront livrés à l'Iran contre rétribution financière. L'Iran souhaite se doter par la suite de 50 systèmes Pantsyr-S1E.

Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, 6 avions israéliens ont testé la réactivité du nouveau système Pantsyr-S1E, positionné au Nord de la Syrie près de la frontière turque, avec un raid sur Latakieh (port stratégique sur la Méditerranée), et un autre sur la frontière turco-syrienne à Tal al-Abiad, à 160 km au Nord de la ville de Rakka. Le services israéliens savait que 10 systèmes Pantsyr montés sur camions 8x8 KAMAZ-6560 avaient été livrés à Damas par Moscou à la mi-août 2007, en attendant une livraison de 40 autres avant fin 2008, pour former une douzaine de batteries. Israël voulait savoir si les batteries étaient opérationnelles, ou combien de temps il fallait pour les activer, déterminer la fréquence des radars et la distance d'accrochage.
La syrie posséde plus de 200 batteries antiaériennes de plusieurs types. Ils ont plusieurs dizaines de systèmes de missiles SA-24, qui reposent sur un véhicule blindé doté de 4 missiles Igla-S, qui est l'un des plus performants du marché. Ils souhaitent aussi améliorer leurs anciens systèmes comme les SA-3 et SA-6. Des sources indiquent qu'ils posséderaient désormais des systèmes S-300 (on ne dispose pas de confirmation ou preuve de leur présence), des S-11 et SA-17, et des systèmes mobiles de moyenne portée. Le S-300 est assez précis sur des cibles situées jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres, grâce à un système radar performant et des missiles équipés de censeurs spéciaux. La Syrie souhaite pour protéger des avions israéliens son espace aérien acquérir des systèmes à longue portée S-300PMU (SA-10 "Grumble"), ou encore le nouveau S-400 Triumf (SA-21 "Growler"), et des systèmes sol-air S-125M1 Pechora2A (code OTAN SA-3 Goa) et des BukM2E (SA-17) selon la Moscow Defense Brief. On ne sait pas comment la Syrie formera son personnel sur ces systèmes très sophistiqués, ou si elle fera appel à des mercenaires des anciennes républiques soviétiques. Le S-400 plus sophistiqué que le S-300 entre à peine en service dans l'armée soviétique. Il est très performant et très coûteux, et il n'est pas certain que la Russie soit disposé à le vendre à des pays du golfe, sans parler des pressions américaines.

En juin 2007 on apprenait par Kommersant que 5 avions de combat russes Mig-31E (code OTAN Foxhound) et des Mig-29M (version la plus récente) ont été livrés à la Syrie, pour une valeur totale de 1 milliard de dollars, suite à un contrat conclu la même année. Le Mig-31E est un chasseur biplace tout temps capable de voler à Mach 3, et d'atteindre une altitude de 18 000 m. Il peut détecter 10 cibles et en engager 4 simultanément avec ses missiles, à une distance de 200 km. L'objectif des Mig-31 soviétiques à l'origine étaient de détruire les missiles américains au-dessus du pôle Nord. A l'hiver 2005, Moscou aurait effacé 70 % de la dette extérieure Syrienne, qui s'élevait à 13,4 $milliards de dollars, ce qui fait que la nouvelle dette de Damas n'était plus que de 3,6 $milliards envers la Russie. En 2005/2006, la Syrie avait acheté des systèmes de missiles. Des experts occidentaux pensent qu'une partie de l'armement était destinée à l'Iran, puisqu'il existe un traité de coopération militaire irano-syrienne, qui "prévoit le financement par Téhéran de contrats réalisés par la Syrie avec la Russie, l'Ukraine et la Chine. On ignore si des avions de combat devait être rétrocédé à Téhéran. La Syrie, possède plusieurs dizaines d’avions de Mig-25 et Mig-29 d’ancienne génération.

En août 2008, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré aux journalistes lors de la visite de Bachar al-Assad à Moscou, que la Russie était "prête à livrer à la Syrie des nouveaux modèles d'armements défensifs qui ne perturberont pas le rapport des forces dans la région", ce qui à priori élimine les Iskander-E, d'autant que la Syrie a encore une dette de 3 milliards de dollars envers les russes. Une précédente dette syrienne de 10 milliards de dollars avait été effacée. Les négociations actuelles concernent les systèmes de missiles Pantsir-S1 et Buk-M2, des chasseurs Sukhoi Su-30, MiG-29SMT et MiG-31E, ainsi que l'extension de la base militaire russe situé dans le port syrien de Tartous, déjà été utilisé par le passé par la 5ème Escadre méditerranéenne russe. Elle doit permettre l'approvisionnement en matériel et la réparation des navires qui naviguent en mer Méditerranée.
 

Russie et Jordanie.
En août 2008, le Roi Abdallah II de Jordanie s'est rendu pour la troisième fois cette année à Moscou pour rencontrer le Président Dmitri Medvedev. Les échanges commerciaux se sont intensifiés entre ces deux pays. La Jordanie a acheté à la Russie deux avions de transport militaires et six hélicoptères polyvalents légers assemblé sous licence en Jordanie. La firme commune Oboronprom Middle East créée en Jordanie doit produire de 15 à 20 hélicoptères par an.
Une coentreprise doit fabriquer des lance-roquettes multicalibres RPG-32 Hashim en Russie et Jordanie conçu par l'entreprise Bazalt à la demande du Roi Abdallah II. Il est capable de perforer les blindés et détruire des postes de tir protégés jusqu'à une distance de 700 m avec des grenades de 72 et 105 mm de calibre. Plusieurs ont déjà été livrés. Un contrat portant sur l'achat de la licence pour leur fabrication en série doit être signé dans les mois à venir. La Jordanie a obtenu un un crédit de la Russie de 350 millions de dollars. Cette somme doit aussi couvrir l'entretien et la modernisation du matériel russe jordanien, tel que :
        - des véhicules blindés légers et de transports de troupes,
        - des systèmes de missiles antichars Kornet et Igla,
        - des armes destinées aux opérations spéciales, renseignement et protection du palais royal.
Le Roi Abdallah qui a servi dans les unités spéciales, est un spécialiste en arme. Il avait fait acheté pour ses unités d'élite des fusils à lunette russes avec silencieux et des pistolets PSS. Les systèmes Pantsir-S1, pourraient aussi intéresser ou être livrés à la Jordanie.
 

Russie et Nicaragua.
Samedi 23/08/2008, le président russe a adressé un message au président Daniel Ortega du Nicaragua : "Nous sommes intéressés, par le renforcement des rapports dans les domaines économique, commercial et dans le cadre des structures de force. La coopération militaire entre nos pays peut s'avérer fructueuse". La Russie souhaiterait obtenir des contats pour moderniser le matériel russe déjà vendu par le passé à ce pays, ou pour vendre des systèmes d'armes récents.
 

Exportations russes.
La Russie a aussi exporté des armements terrestres. Le Service fédéral pour la coopération militaire et technique estimait que le montant des exportations s'élevait à 6 $milliards sur la période 2005/2007, mais si on additionne les divers contrats, on constate que les carnets de commandes russes ont explosé pour dépasser ces dernières années les 24 milliards de dollars, sans parler des commandes et contrats de cette année réalisés lors des derniers salons de l'armement. Les achats des pays subsahariens de 9,6 milliards sur la période 1999/2002 ont diminué à 3,6 $milliards pour 2003/2006. Les ventes d'armes pour la période 1999/2006 provenaient le plus souvent de la Chine 1,7 milliard, l'Allemagne 1,6, la Russie 1,6, la France 1,5, et les USA sont derniers avec seulement 300 millions de dollars. En revanche les USA se rattrapent largement sur les s pays du Golfe avec une augmentation de 57 %, soit 30 $Mds en 1999/2002 à 47 $Mds en 2003/2006. Son premier client est l'Arabie saoudite avec 13,3 $Mds qui a dépensé vers les pays fournisseur pour 45,8 $Mds en tout. Ensuite vient l'Égypte avec 11 $Mds. Les livraisons d'armements russes à l'étranger ont atteint :
            - 6,2 milliards de dollars en 2007
            - 8,0 milliards de dollars en 2008 souhaité par la Russie.
 

Rééquipement de l'armée russe.
En 2007, un premier régiment de S-400 a été déployé à Moscou. Avant fin 2008, deux régiments de Moscou seront dotés jusqu'en 2020 de systèmes sol-air S-400 (SA-21 Growler) de dernière génération doté de missiles 48N6-2 du système S-300, et devrait évolué vers le 48N6-3 de 400 km de portée. Le programme d'armement 2015 prévoit de rééquiper 18 régiments de S-400 en remplacement les S-300 actuellement en service dans environ 35 régiments. Le commandement de la défense anti-aérienne gère 140 sites stratégiques dans 13 régions du centre de la Russie.  Un régiment standard S-400 se compose de 8 lanceurs, 32 missiles, un radar d'acquisition, un poste de commandement. Ce système devrait être proposé à l'exportation  à partir de 2009 vers des pays comme la Biélorussie.  Les S-300 seront sans doute ensuite transférés pour équiper d'autres régions, ou pourront être revendus à des pays étrangers comme l'Iran et autres, qui sont aussi intéressés par le S-400. Le Général Nikolai Makarov, chef de l'armement des forces armées russes, précisait que 10 à 15 hélicoptères Mi-28N par an devraient être livrés aussi à l'armée russe à partir de 2009, puis ensuite 45 à 50 Mi-28N devraient entrer en service avant 2010, pour remplacer tous les Mi-24 avant 2015.

En dehors de la Russie, les projets de chars de cinquième génération en occident sont gelés pour des raisons budgétaires, ou surtout en raison de l'arrivée d'armes d'épaule russes sur le marché capables de perforer tous les types de blindage. Les chars américains M1A2 Abrams, n'ont aucun successeur. Le général Nikolaï Makarov, chef de la direction des blindés de l'armée russe, a déclaré en janvier 2008 que le nouveau char T-95 terminerait ses essais courant 2008 et que les premières livraisons débuteront en 2009 pour équiper l'Armée russe. Le T-95 est un nouveau char fabriqué par Uralwagonzavod, piloté par un équipage de 3 hommes protégé dans une capsule blindée entièrement intégrée au châssis. Il est doté d'un canon de 135 à 152 mm intégré dans une tourelle automatisée, d'un système de chargement automatique et de capteurs montés sur un mât télescopique. Le T-95 (Objekt 775) est construit a Nijni-Tagil et le Black Eagle (Obyekt 640) est fabriqué au Leningrad Kirov Plant (LKZ) et a été transféré au KBTM d'Omsk. L'Arabie Saoudite est intéressée par T-95 qui a passé des tests dans le désert saoudien.

Le blindé lourd BMP-T Terminator est entré en production en 2008 et doit rééquiper l'Armée russe, et notamment la première compagnie de fusillés mécanisés avant 2010. L'industriel russe Uralwagonzavod avait précisé que les 2 premiers BMP-T seront assemblés en 2008, et qu'il tient compte du retour d'expérience en Tchétchénie. Le BMP-T est un blindé lourd qui accompagne les chars de combat de quatrième (T-80U & T-90) et cinquième génération (T-95) sur les champs de bataille. Il repose sur un châssis T-72, et dispose d'une protection qui est basée sur des blindages réactifs. Son armement peut traiter tous les types de menaces terrestres ou aériennes. Il est doté d'un canon à tir rapide de 30 mm, d'un lance-grenade AGS-17 de 30mm, d'une mitrailleuse PKMT coaxiale de 7,62mm, et de 4 lance-missiles anti-chars guidés Kornet.

En octobre 2001, la Russie avait décidé de fermer sa station de surveillance électronique de Lourdes à Cuba. Mercredi 23 juillet 2008, Alexandre Pikaïev, chef du département pour le désarmement de l'Institut russe de l'Économie mondiale et des relations internationales a déclaré  lors d'une conférence de presse à RIA Novosti, "Cuba est un pays unique où l'on peut effectuer un contrôle radio-électronique des États-Unis. A mon avis, on peut et doit remettre en exploitation ce radar pour faire face à la menace que les Américains font peser sur la Russie. La Russie a droit à des mesures de rétorsion" contre les USA. C'est une riposte au projet de bouclier anti-missile aux portes de la Russie.
 

Conclusion.
Le Président Bush a réussi en plus l'exploit de rallumer la guerre froide. Depuis l'attaque illégale de l'Irak par les USA, on constate que beaucoup de nations se réarment à outrance. La stratégie américaine consiste à considérer comme des états voyous :
    - les pays qui refusent leur dictact,
    - les pays qui choisissent de se doter d'armes d'une origine autre qu'américaine.
Mais sont aussi considérés comme des pays ennemis ou même voyous :
    - les autres nations concurrentes qui vendent des armes, et les USA ne se gênent pas pour demander des sanctions à l'ONU ou des mesures de rétorsion contre tel ou tel gouvernement, ou même firme, comme cela a été le cas pour Sukhoi. De quel droit un pays peut-il imposer une étiquette "d'état voyou" à telle ou telle nation, alors que l'Amérique pratique la déstabilisation régionale, en vendant des armes tout azimut quand cela l'arrange.

L'Espagne, le Brésil, l'Angleterre, mais aussi la France est elle aussi la cible de l'administration américaine, avec comme exemple le bras de fer entre EADS et Boeing sur le programme des avions ravitailleurs destinés à l'Air Force. Les exportations américaines sont estimées en moyenne à 10-20 milliards de dollars par an, car il ne faut pas oublier qu'un contrat de vente et de fourniture s'étale sur plusieurs années. La Grande-Bretagne arrive derrière avec 7 $milliards/an, la Russie avec 6,13 $Mds/an, et la France avec seulement par exemple 3,8 milliards en 2005. Les deux premiers acheteurs des armes russes représentent 60 à 80% des exportations russes, avec les contrats algériens de 7,5 $milliards et les contrats vénézuéliens de 3 $milliards. Le carnet de commandes russe estimé en juillet 2007 dépassait déjà les 30 milliards de dollars. La position de la France sur les ventes d'armes est appelée à se dégrader pour plusieurs raisons :

1) - Son rapprochement avec les USA et Israël n'est pas fait pour améliorer ses liens avec les pays arabes.
2) - Les avions Rafale Français sont invendables dans les pays arabes, soit parce que la France refuse de les vendre à ceux qui le souhaiteraient, soit parce que les autres pays clients potentiels le refusent, estimant que la France est trop proche des intérêts américains et israéliens
3) - Les pays arabes seront peu enclins à acheter des matériels lourds bourrés d'électroniques, dont ils n'auront pas la certitude que les données capitales ne seront pas transmises un jour ou l'autre en cas de conflit à leurs ennemis. C'est la raison pour laquelle les avions de combat français n'ont aucune chance dans les pays arabes, même s'ils sont plus performants, ce qui reste à prouver devant les performances de certains Sukhoï russes de dernière génération.
4) - De plus les pays du Moyen Orient peuvent toujours craindre un embargo sur les pièces détachées, sous la pression des USA et d'Israël, risque plus limité avec la Russie ou la Chine.
5) - Il sera toujours plus facile d'obtenir des pièces détachées par le biais de pays tiers, ou même sur le marché noir, pour des matériels qui sont fabriqués à des milliers d'exemplaires, y compris américain, que pour des Rafales qui n'existent qu'à quelques dizaines d'exemplaires, idem pour les Mirages 2000.
6) - De plus la France sera incapable de résister face aux pressions et menaces américaines. Déjà la Russie est elle même parfois obligée de louvoyer, alors la France à plus forte raison, et l'affaire des avions ravitailleurs face à Boeing, est un exemple concret des pressions de l'administration américaine.

On ne compte plus les violations des espaces aériens par les avions de combat israéliens, résultat, les fortes augmentations successives des prix du pétrole, permettent aux pays arabes de la région du golfe de renouveler leur arsenal militaire, qui repose surtout de plus en plus sur des missiles et systèmes de défense anti-aérienne. Dès qu'un avion arabe violerait l'espace aérien d'Israël, il y aurait des sanctions de l'ONU, mais l'inverse n'est pas vrai. Le parti-pris systématique de l'ONU sous la pression des USA, ne peut que nuire à la paix, conduire à une dégradation du climat, augmenter les tensions dans la région, et augmenter les ventes d'armes.
 

Sources:
Rapport du congrès américain 1999-2006 annuel publié en 2007
et autres articles presses publiés en 2008




 
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